TéMOIGNAGE STAGE
#MonStageISCPA Éléonore, journaliste à Pyrénées FM
Pour apprendre le métier de journaliste, il n’y a pas de secret. Se confronter au terrain, mettre en pratique les techniques apprises au cours de sa formation, et ne pas avoir peur de faire le grand saut.
Étudiante en 2ème année de Bachelor Journalisme* à l’ISCPA Toulouse, Éléonore a pu réaliser son stage au sein de l’un des médias qui a marqué son enfance. Elle a en effet rejoint la radio Pyrénées FM pour une expérience importante dans son apprentissage du métier. Appréhender le micro, les codes de l’univers de la radio, gérer le direct… Ce sont toutes ces sensations qu’elle nous raconte dans ce nouvel épisode de #MonStageISCPA.
Comment as-tu trouvé ce stage chez Pyrénées FM ?
Cette année, le Covid a changé tous les plans. Certaines autres radios que je visais ne prenaient plus de stagiaire et je me suis alors dirigée naturellement vers une radio que je connaissais très bien : Pyrénées FM. Elle a une influence importante dans mon village natal.
Pyrénées FM, c’est la radio des Pyrénées. Et moi, comme j’ai grandi en Cerdagne, j’écoutais tout le temps cette radio. Je me souviens même d’un reportage qui avait eu lieu à Lavelanet en Ariège lorsque j’étais toute petite. C’est assez marrant parce qu’on se sent très concernée lorsqu’un média local est proche de chez vous. Pour obtenir ce stage, j’ai contacté la radio trois mois avant le démarrage souhaité. J’ai envoyé une maquette audio (qui s’est révélée assez bonne pour une première) et j’ai été prise !
Peux-tu nous présenter la radio et tes missions ?
Pyrénées FM couvre principalement les Pyrénées de l’Est, surtout de l’Ariège aux Pyrénées-Orientales. C’est la première radio associative d’Occitanie et il y a trois salariés pour l’antenne.
Concernant mes missions, je peux dire que mes premiers passages en radio n’étaient pas diffusés, car trop mauvais. C’est vrai qu’au début j’appréhendais vraiment mais je me suis accroché et à force de m’habituer, de travailler, de répéter, j’ai finalement pu faire de l’antenne et même du direct. Comme je connais bien la région et que, d’après les dires, j’ai une très belle voix, j’ai eu des facilités. Je faisais des articles pour le web et des interventions (des papiers) lors des flashs.
Pourquoi avoir choisi de réaliser ce stage en radio ?
J’avais en tête de partir en stage radio pour la deuxième année du Bachelor Journalisme. Je pouvais entrer à NRJ Paris ou Toulouse mais le Covid-19 a annulé mes plans. Je me suis alors dirigé vers des radios régionales, dont Pyrénées FM, que je connaissais très bien, et 100% radio pour mon deuxième stage.
Retrouvez en vidéo, 3 choses à savoir sur le stage d’Éléonore à Pyrénées FM :
Tu as rencontré certaines difficultés au début ?
Mes premiers passages à l’antenne étaient catastrophiques. J’ai même eu le droit à « j’ai cru qu’on ne te passerait jamais » de la part du directeur d’antenne. J’étais très intimidée par les micros et le média. Le premier mois, je m’y suis habituée. Puis, le deuxième mois, je me suis entraînée à faire des flashs, tous les jours. J’ai finalement réussi et j’ai pu intervenir avec des papiers (détails d’une info). Avec de la persévérance, rien n’est impossible. Pour mon autre stage, j’ai été confrontée à des problèmes d’écriture, notamment pour les lancements. C’est une vraie technique à acquérir.
Il y a un moment dont tu gardes un souvenir particulier ?
Pour Pyrénées FM, je pense finalement à mes réussites à l’antenne, j’en suis très heureuse. J’ai aimé faire du direct, je trouve que c’est beaucoup plus intuitif que de faire de « l’enregistré ». L’équipe était également super. Ils m’ont bien accompagné.
Pour 100 %, radio j’ai eu l’occasion de rencontrer des gens très intéressants lors d’interviews. C’est ce que j’ai le plus aimé là-bas. J’ai discuté avec Fatiha Agag-Boudjahlat, féministe universaliste très engagée contre le patriarcat islamique et également chroniqueuse pour La Dépêche du Midi. J’ai aussi fait le tour du quartier Arnaud Bernard avec Nancy, une habitante tout aussi engagée. Puis, le meilleur pour la fin, j’ai rencontré Serge Regourd, juriste, universitaire et auteur d’un livre qu’il venait de sortir. J’ai beaucoup apprécié cette interview et il m’a très gentiment dédicacé son livre.
Une qualité te parait primordiale dans le métier de journaliste ?
L’humilité. Rien n’est jamais acquis et on peut toujours s’améliorer. Lorsqu’on est dans la lumière, face à un auditoire ou un public, il ne faut pas s’en éloigner. J’aimerais ajouter que la réussite en radio est au mérite. Si l’on travaille et que l’on est bon, tout est possible, avec ou sans réseau.
La persévérance est bien sûr importante. Elle paye toujours. Je me suis entraînée régulièrement pour atteindre mon niveau actuel. J’ai travaillé ma voix, les intonations. Ce n’était pas toujours facile, mais finalement, je parle en radio, au lieu de lire.
Tu sais déjà ce tu tu veux faire pour ton stage de J3 ?
Je vise TF1 à Paris. Grâce à l’un de mes stages, j’ai pu avoir un contact. Espérons que la situation nationale soit favorable pour ce dernier stage. Sinon, j’aimerai continuer en radio, à l’antenne, où je suis plus à l’aise, plutôt qu’en reportage. J’aimerai aller à France Bleu Roussillon, même si y décrocher un stage s’annonce compliqué car ils prennent prioritairement des étudiants issus d’écoles reconnues par la profession. Mais pas exclusivement ! (NDLR : retrouvez d’ailleurs l’interview de Luce, en stage à Radio France, en savoir +.)
*CYCLE BACHELOR JOURNALISME – Titre de Journaliste, Diplôme reconnu par l’Etat, titre enregistré au RNCP de niveau 6 (ancien niveau II) à bac +3, code NSF 321t, par arrêté du 15/12/2016, J.O du 18/12/2016